28 janvier 2007

Acide à s'en brûler le coeur.

Grrr. J'ai mal dormi.

Souvent j'ai envie de rester là.
Souvent j'ai envie d't'embrasser, c'est rare quand j'souhaite que tu sois pas la.
Elle est vieille mon histoire, j'suis pas la première à penser ça.
Rien à foutre tu sais quoi? On va quand même faire comme ça.


On va cracher nos souhaits, on va... donner de la voix!
Et toi donne moi... Donne.

C'est pas facile de savoir pourquoi, pas facile, pas possible de compter sur soi...


Faudrait s'donner un peu d'espoir.
Ca rendra plus fort. Peut-être. De s'abrutir à la musique.
Edit; 11h38.
ouai j'édite tout le temps, en ce moment. et alors?
j'ai décidé d'écrire sans majuscule. mine de rien c'est plutôt difficile après un point de pas bloquer la touche de gauche avec la flèche. on dit que c'est mon défi du dimanche. la semaine dernière je devais pas parler, bah là, c'est ça. je passe des week-ends pourris. j'm'en rends bien compte. déja, rien que mon dimanche à laisser défiler les heures, c'est insupportable. a casa toutes les demi heures je décompte jusqu'à la fermeture du magasin.
j'ai une putain d'envie de regarder gilmore girls. mais c'est d'un niais, gilmore girls. j'y peut rien, c'est comme dawson je crois, un truc qui se passe dans la tête, y'a des fois t'as juste besoin d'un truc niais. bah là j'voudrais ça. on va pas se leurrer trop longtemps, j'regarderai n'importe quoi juste pour arrêter de guetter la pendule. si j'te dis que ça fait deux jours que je rate les heures piles à une minute près, tu crois que c'est mauvais signe?
et après... est-ce que je pourrai encore, je sais pas, glisser d'autres petits mots cachés dans sa chambre, écrits en vitesse pendant qu'il fait autre chose? je crois pas qu'il ai trouvé le premier, parce que je l'ai foutrement bien caché. peut-être qu'il le trouvera trop tard, ou peut-être qu'il le trouvera jamais. j'me plais à imaginer que s'il vient lire ici, il saura qu'il y a un petit mot quelque part, et qu'il retournera sa chambre pour le trouver.
j'ai peur. ça défile plus comme avant, les minutes. tout est long. tout est trop long. j'aurai jamais cru qu'un jour je serai accroc à ma pendule comme ça. ca fait hystérique, malsain, j'aime pas ça du tout. même la nuit, je me réveille à 3h08, et j'arrive plus, je me tourne, je me retourne, je pense, encore et encore. trop. il me faudrait un truc qui break, tu sais, qui occupe plein de temps, mais un truc tellement trop bien que tu prends même plus la peine de regarder l'heure. je sais ce qu'il me faut. c'est une journée à la mer et le vent qui gifle, ou la pluie sur paris. un peu moins de froid, un endroit ou je croiserai que des anonymes. c'est un supplice, quand j'entends le bruit de quelqu'un qui se connecte sur msn. j'me dis c'est lui, et puis finalement non.
j'voudrais qu'il me réexplique ce qu'il faut faire après avoir stabilisé l'aiguille à 2000 tours, et qu'il me remontre comment on passe les vitesses. y'avait une histoire de paume de main et de juste pousser un peu, pour la 3° je crois, sinon on passait trop vite en 5°. ça fait un gros pavé ce que j'écris, ça donne pas envie de lire. c'est un peu comme dans ma tête, c'est le bordel et même moi j'ai pas foncièrement envie de réorganiser.
comment je vais faire, si il me colle un stop? les deux semaines qui arrivent, je suis toute seule, ça veut dire quoi? que je vais cuver comme une américaine, en pyjama dans mon salon, un paquet de chips dans la main gauche, la télécommande dans la droite, et les yeux tous rouges, devant titanic? on devrait jamais en arriver là, c'est tellement pathétique. "ma mère m'a abandonné", j'ai dit ça hier à ma soeur. elle m'a répondu "mais non j'suis la, j'suis un peu ta deuxième maman, tu peux compter sur moi tu le sais". ouai sauf que si on ajoute tes problèmes plus les miens on peut mourir demain, on s'en sortira jamais. ça va être chacune pour sa gueule, je crois. en plus elle s'en préoccupe qu'à moitié. y'a que mon beau frère, qui voit quand ça cloche. "ça va p'tit bouchon?". hmm. je sais. tout ça, là, si ça me prends autant la tête, c'est parce que j'ai pas de concert de prévu. avant quand ça allait pas, j'pensais "dans tant de jours, à cette heure là, ça ira.". mais là nan. c'est tout vide.
après... est ce qu'on finira de peindre sa chambre tous les deux? le bout de mur à côté du lit qui est pas fini. est ce que j'aurai un texto de lui le jour ou je passerai mon code, ou est ce que je regretterai le temps d'avant en écoutant u-turn? parce que u-turn c'est parfait pour la déprime. lili, don't become a ghost without no colours.
et demain putain. demain on reprend la fac. faut se lever le matin, faut prendre le bus, voir toutes les têtes de cons de lycéens qui descendent à boissy. et si je l'ai pas ma deuxième année, je partirai je crois. faut que j'en parle avec maman, moi je veux faire ma formation de libraire à paris. et si j'emmêle tout, si je me précipite et que je me laisse penser trop fort, j'me dis que si je suis plus à la fac quand maxime y est, c'est la fin de tout, on se verra plus. parce qu'il aura son permis, ses amis à voir, et moi je serai loin, et occupée. mais je veux pas ça. et c'est trop loin tout ça, faut m'empêcher de penser trop loin. j'crois qu'il faut même m'empêcher de penser tout court.
12h10. j'ai tué une demi heure. on va manger, et j'irai bosser.
et j'crois que j'garderai mon portable dans une poche. au cas ou. pour lui.

Aucun commentaire: