Alors il faut penser. A plein de trucs.
Réviser ça, et puis ça aussi. Retenir que Diderot fait des romans dialogués et Marivaux des mémoires.
Penser à l'après. Le code, le médecin spécialiste de "ça", même si ça fiche la trouille, un peu.
L'après c'est dans deux jours. Deux partiels de passés alors, et Les Aventuriers. Solitaire cette fois. Alors à midi il faudra prendre le métro, déambuler dans Paris jusqu'à Porte de Pantin. Fumer. Comme cet été, un 27 Juin. Il faudra chercher notre arbre et vérifier si l'encre n'a pas coulé. Repasser par dessus, peut-être. Pour la postérité.
Et puis il faudra rentrer. Subir les dialogues pas interessants dans la voiture. Paris by night, pendant que je scruterai les lumières à travers la fenêtre. Ca laisse un gout magique, et les lendemains sont toujours foireux. Parce qu'on comprend qu'il y a autre chose que cette "petite vie". Je hais les samedis soirs. Parce qu'ils sont trop longs. Et quand c'est trop long, c'est chiant.
Numéro privé. Et si c'était Toi? Je décroche "Salut c'est Alex, j'regarde des mangas sur l'ordi, ça t'dit on va en boite?" Pff. C'est pas toi que j'voulais voir ce soir ducon. Et puis comment il sait que j'fais jamais rien de mes samedis soirs?
J'aime pas la technologie, parce qu'on s'y est trop habitués, tous, et que maintenant on peut oublier de dormir juste parce qu'on attend un message qui ne vient pas. Finalement on s'épuise, puis à 5h on ouvre un oeil, et on se jette sur le portable, au cas où on l'aurait pas entendu dans la nuit. Mais non, en fait...
J'ai fais des rêves bizarres cette nuit. Tu étais dans tous.
Alors il faut penser. A plein de trucs. Tout sauf ça.
Faut la mener, la petite vie. 14 janvier. Aujourd'hui, j'ai 18 ans et 7 mois.
Joyeux Non Anniversaire moi. Et pour fêter ça j'irai travailler cet après midi.
Cette semaine ressemble à un gros décalage horaire.
J'suis juste épuisée, et j'ai hâte que tout se termine.
Mardi, ça sera violent d'émotion. J'ai décidé. Parce qu'il faut que je respire un grand coup.
J'vais bien. Ca ira encore mieux Mardi.
Et sinon, faudrait que j'sois moins vulnérable. On m'atteint trop facilement.
J'ai des projets plein la tête. C'est toujours quand on a pas le temps, bien sûr.
14 janvier 2007
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